Armement des agents de sécurité: un coût à prévoir pour les entreprises

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Suite à de nouveaux arrêtés en rapport avec leur profession, les agents privés sont désormais autorisés à porter des armes de poings, ainsi que des fusils. Alors que certains agents sont déjà armés (grâce à une dérogation), pour la quasi-totalité des sociétés de sécurité, comme Eyes Protection, cette directive représente un coût supplémentaire.

Une évolution de la législation strictement encadrée

Même si le port d’armes n’est pas une complète révolution dans le monde de la protection privée (agents de protection de fonds, garde rapprochée…), début 2018, la loi a élargi les possibilités d’armement des agents de sécurité. Cependant, l’entreprise qui emploie l’agent est garante de sa moralité, et doit faire suivre à ses agents une formation adaptée.

De nombreux freins à l’armement des agents privés

Malgré des retours satisfaisants des agents privés déjà armés (notamment dans un grand parc d’attraction parisien), et la nouvelle réglementation, l’armement des agents privés ne va pas devenir monnaie courante du jour au lendemain. Ainsi, sur les 170 000 agents privés, seuls 2000 à 3000 personnes seraient concernés par cette mesure, selon le Ministère de l’Intérieur. En effet, les grandes sociétés, comme Eyes Groupe, qui ont la possibilité de le faire, restent frileuses à franchir ce cap, notamment pour des raisons culturelles. Ainsi, la France n’a pas cette culture des armes à feux, comme pourrait l’avoir les États-Unis, par-exemple. De plus, entre le coût des armes, et le coût de formation , cela représente tout de même un investissement conséquent pour l’entreprise.

Des sociétés privées avec un rôle renforcé

La France suit la tendance initiée par de nombreux autres pays en Europe, en confiant davantage de missions à des sociétés privées, telle que Eyes Sécurité. Cependant, pour le moment, elle n’est pas prête à embrasser le modèle espagnol, où les agents privés s’entraînent de la même manière que les policiers, et doivent passer des exercices de tir chaque année. En effet, du fait de cette culture de l’arme que ne possède pas la France, ainsi qu’à cause du coût horaire d’un agent privé, cette pratique n’est pour l’heure pas rentable pour les entreprises. De plus, avec un modèle économique plutôt fragile dans le secteur, puisque de nombreux clients cherchent à baisser leur budget sécurité, cette mesure n’engendre pas l’engouement attendu.

Un marché risqué

Face aux formations exigeantes et l’absence d’une protection juridique renforcée pour les agents, ces nouvelles dispositions sont difficiles à mettre en place pour les entreprises. De plus, même avec une demande en hausse, le marché de la sécurité reste instable d’un point de vue économique. En outre, l’usage de l’arme étant strictement limitée en cas de légitime défense, l’armement des agents privés risque de prendre un certain temps, avant de se généraliser.

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